XVIII ième, présentation

Fiche: Sandra

XVIIIème siècle : le siècle des Lumières

 

Le XVIIIème siècle voit le déclin et la chute de la monarchie en France : la période trouble de la fin du règne de Louis XIV est suivie d’un relâchement  de l’autorité lors de la Régence, et sous Louis XV le pouvoir est discrédité par les défaites militaires et l’influence des favorites. Louis XVI tente d’engager des réformes, mais les difficultés financières du royaume et la misère du peuple provoquent la convocation des états généraux…et la Révolution.

L’aristocratie vacille au contact des idées philosophiques, qui sont passionnément débattues et diffusées dans les clubs, cafés et salons : la civilisation française est un modèle pour l’Europe entière. La littérature est militante et se veut scientifique, car elle a pour tâche de diffuser les « lumières ». Toutefois, à partir du milieu du siècle, le règne de la raison s’efface devant une sensibilité préromantique qui s’épanouit dans les romans. VAUVENARGUES réhabilite les sentiments, DIDEROT et ROUSSEAU exaltent des émotions trop longtemps réprimées.

 

 

 

 

 

 

 

L’ŒUVRE PHILOSOPHIQUE, du conte à l’Encyclopédie

Explosion des formes romanesques

Comédie et drame bourgeois

 

 

 

Fiche: Sandra

EXPLOSION DES FORMES ROMANESQUES

 

 

Le roman épistolaire

 

CHODEROS DE LACLOS, MONTESQUIEU, ROUSSEAU

 

 

Charles de MONTESQUIEU, Lettres persanes (1721)

satire de la société française par l’intermédiaire du regard que deux persans portent sur elle (évite la censure)

→ Liberté, tolérance

 

Jean-Jacques ROUSSEAU, Julie ou la nouvelle Héloïse (1761)

→ échange de lettres qui s’inspire des fameux amants du Moyen-âge, Héloïse et Abélard = impossible passion de Saint-Preu le roturier pour la noble Julie.

 

« La grande erreur est de donner trop d’importance à la vie, comme si notre être en dépendait et qu’à la mort on ne fut plus rien. Notre vie n’est rien aux yeux de Dieu, elle n’est rien aux yeux de la raison ; elle ne doit rien aux nôtres et quand nous laissons notre corps, nous ne faisons que poser un vêtement incommode. »

 

Pierre Choderlos de LACLOS, Les Liaisons dangereuses (1782)

→ libertinage des mœurs

 

 

 

Le roman social

 

CHALLE, LESAGE, MARIVAUX, PREVOST

 

Alain René LESAGE, Histoire de Gil Blas de Santillane (1715-1735)

→ roman de mœurs picaresques qui dépeint les milieux corrompus (sorte de Don Quichotte français où un valet devient le favori de deux ministres)

 

L’Abbé PREVOST, Manon Lescaut (1731)

→ Le chevalier des Grieux éprouve pour la belle Manon une passion fatale et pathétique

 

« J’entrai dans le premier café et m’y étant assis près d’une table, j’appuyai la tête sur mes deux mains pour y développer ce qui se passait dans mon cœur […] Il me paraissait impossible que Manon m’eut trahi, que je craignais de lui faire injure en la soupçonnant. »

 

Pierre MARIVAUX, La vie de Marianne (1731), Le Paysan parvenu (1734)

→ une orpheline et un paysan s’opposent aux dures lois de la société par le biais d’aventures à rebondissements.

 

La naissance de l’autobiographie

 

ROUSSEAU

 

« Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple, et dont l’exécution n’aura point d’imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera moi. »           Le préambule des Confessions

 

 

Jean-Jacques ROUSSEAU, Les Confessions (1782-1789) (+ Rêveries d’un promeneur solitaire)

autobiographie sur le modèle des Confessions de Saint Augustin

→ justification de l’acte d’abandon envers ses 5 enfants

→ accusation de la société

→ méditation sur la foi, le bonheur, la lucidité et le mensonge

 

 

L’érotisme et le sadisme

 

CREBILLON fils, NERCIAT, RESTIF DE LA BRETONNE, SADE

 

« L’idée de Dieu sert au plaisir du sacrilège » SADE

 

CREBILLON fils, Les Egarements du cœur et de l’esprit (1736), Le Sopha (1704)

Les EdC&dE : roman libertin, évoque les émois, les préjugés et les faiblesses de Meilcour, Jeune homme de 17 ans.

→ Le sopha : qui conduit CREBILLON à l’exil pour offense aux bonnes mœurs

 

Restif de la BRETONNE, Le Paysan perverti ou les dangers de la ville (1775), La Paysanne pervertie (1784)

→Le PP : un paysan quitte une vie communautaire harmonieuse à la campagne pour faire fortune à Paris et se retrouve plongé dans la corruption et le crime.

 

Andréa De NERCIAT, Le Doctorat impromptu (1788)

→ audace littéraire et insolence

 

 

Marquis de SADE, Justine ou les infortunes de la vertu (1791), la Philosophie dans le boudoir (1795)

L’immoralité et la dépravation défient l’ordre social

 

« Voluptueux de tous les âges et de tous les sexes, c’est à vous seuls que j’offre cet ouvrage : nourrissez-vous de ses principes, ils favorisent vos passions, et ces passions dont de froids et plats moralistes vous effraient ne sont que les moyens que le nature emploie pour faire parvenir l’homme aux vues qu’elle a sur lui. »           Philosophie dans le Boudoir

 

 

Prémices du roman fantastique

 

CAZOTTE

 

Jacques CAZOTTE, Le diable amoureux (1772)

Don Alvare, jeune officier espagnol initié aux pratiques magiques, invoque Belzébuth dans les ruines d’Herculanum et voit apparaître Biondetta

 

 

Questionnement de la forme romanesque

 

DIDEROT

 

« Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va ? »                                  1ère phrase de Jacques Le fataliste

 

 

Denis DIDEROT, Jacques le fataliste et son maître (1778-1780), La Religieuse (1796, Posthume), Le Neveu de Rameau (1805, Posthume)

→ JlF : satire du roman d’aventures, du roman sentimental et du roman historique

→ la fiction envahit l’univers du lecteur

→ La religieuse : réquisitoire contre le cloître forcé, perversion

 

« Il faut peut-être plus de force d’âme encore pour résister à la solitude qu’à la misère : la misère avilit, la retraite déprave. »

 

→ Le NdR : roman dialogue entre Moi, le philosophe et Lui, le neveu du compositeur Rameau

→ satire sociale, thèmes de l’éducation, de la morale, de l’argent, de l’esthétique, du génie

 

 

L’Exotisme

 

Bernardin de SAINT-PIERRE

 

Bernardin de SAINT-PIERRE, Paul et Virginie (1788)

→ sensualisme, deux adolescents s’aiment passionnément

→ opposition du bonheur de la vie au sein de la nature et de la corruption de la vie en société

 

 

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