L'humanisme

Fiche: Sandra

L’HUMANISME

 

XVIème siècle

 

L’Humanisme est une réaction au mode de vie négligent du moyen-âge : paresse, saleté, goinfrerie, mépris de l’activité intellectuelle, dévotion mécanique…

En réaction à un enseignement sclérosé qui ne développe pas l’intelligence ni le sens critique, l’humanisme accorde une importance capitale à l’éducation qui doit former harmonieusement l’esprit et le corps.

L’érudition linguistique permet de redécouvrir la littérature antique et de définir, par le libre examen, une sagesse à la taille de l’homme.

Les humanistes ont une conception optimiste de l’homme et de la vie ; ils sont curieux de tout et enthousiastes.

 

Les Penseurs modérés

 

MONTAIGNE, NAVARRE, RABELAIS

 

« Science sans conscience n’est qu’une ruine de l’âme »

                                               Pantagruel, Rabelais

 

François RABELAIS, Pantagruel (1532), Gargantua (1534), le Tiers Livre (1546), La Quart Livre (1548-1552)

moine, médecin, écrivain, incarne les valeurs de l’humanisme

→ réhabilitation du corps, hygiène, confiance en la nature de l’home, rêve d’une connaissance universelle et totale : « Connais-toi toi-même »

→ contre les guerres de conquêtes : « Je n’entreprendrai guerre que je n’aie essayé tous les arts et moyens de paix »

→ Pantagruel : fils de Gargantua, étudie et devient un abîme de science, puis revient aider son père dont le royaume est attaqué

→ Gargantua : le lecteur est invité à se méfier des apparences, « à rompre l’os et sucer la substantifique moelle » ; puis suit l’enfance te l’éducation de Gargantua, la guerre avec Picrochole, découvre l’abbaye de Thélème (monde idéal)

→ Tiers Livre : dettes, charité, mariage, fidélité

 

Margueritte de NAVARRE, Heptaméron (1559)

→ recueil de nouvelles dans la ligné du Décaméron de BOCCACE : dix personnages discutent de l’amour sous toutes ses formes pour définir ce que peut être la passion

→ sœur de François Ier, joue un rôle capital dans la diffusion des idées humanistes.

 

Michel de MONTAIGNE, Essais (1560-1595)

→ œuvre expérimentale ouverte à tous les sujets de réflexions et constamment enrichie

→ sa devise est « suspends ton jugement »

→ ses 2 passions : la liberté et la vérité

→ son but : la conquête de la sagesse, dont le premier aspect est le sens de la mesure et la tolérance.

 

« Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition »

« Philosopher, c’est apprendre à mourir »

Les Engagés

 

AUBIGNE, CALVIN, LA BOETIE

 

Jean CALVIN, L’institution de la religion chrétienne (1536)

→ sa conception de la Réforme, austère, pessimiste

→ nécessité de connaître les écritures, totale corruption de la nature humaine, prédestination

 

Etienne de la BOETIE, Discours de la servitude volontaire (1576)

→ dénonce la servitude du peuple qui cède à la tyrannie, par habitude alors que c’est contraire à la nature humaine.

→ fait appel au bon sens, à la tolérance

→ pour la réforme du politique et du religieux

 

Agrippa d’AUBIGNE, Les Tragiques (1616)

→ engagée dans les guerres de Religion au côté du futur roi Henri IV

→ les Tragiques : en vers, mêlent satire et réflexion morale : décrit avec réalisme l’injustice des persécutions religieuses, des abominations de la guerre civile, l’atrocité de la condition humaine, la haine et l’indignation engendrées par l’injustice.

 

 

 

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