Naturalisme

Naturalisme par Sandra:

 

NATURALISME

 

  1. doctrine philosophique selon laquelle tout phénomène est d’ordre matériel et a une cause naturelle. Strictement déterministe, le naturalisme exclut de la nature la liberté.

  2. théorie selon laquelle l’art doit reproduire la nature sous tous ses aspects, même les plus laids et les plus rebutants, sans aucune interprétation par l’esprit de l’artiste. En littérature, l’école naturaliste, en France, eut pour chef Emile ZOLA, en peinture, COURBET.

 

XIXème siècle

 

Le naturalisme, règne de l’hérédité et du milieu social

 

BECQUE, DAUDET, GONCOURT, MAUPASSANT, RENARD, VALLES, VERNE, ZOLA.

 

Plus radicaux que les réalistes, les naturalistes considèrent que la nature de l’homme est seule responsable de ses actes, et non plus sa raison, son imagination ou les puissances divines. Le roman doit aider à comprendre l’homme et les rouages de la société en décrivant scientifiquement la réalité, y compris lorsqu’elle est sordide : « la nature entière est son domaine ». ZOLA.

 

Edmond et Jules De GONCOURT, Germinie Lacerteux (1865), Manette Salomon (1867)

Préface : revendique le droit pour les basses classes de figurer dans les romans

Evocation des milieux artistiques de leur temps.

 

Alphonse DAUDET, Lettres de mon moulin (1866), Le Petit Chose (1868), Tartarin de Tarascon (1872)

Peinture avec réalisme caricatural des malheurs des déshérités

Lettres de mon moulin = recueil de nouvelles, « Chèvre de M. Seguin » / Le Petit Chose = malheurs d’un petit provençal devenu répétiteur dans un collège où il est humilié et méprisé.

 

Jules VERNE, Cinq semaines en ballon (1860), Voyage au centre de la Terre (1864), De la terre à la Lune (1865), Vingt Mille Lieues sous les mers (1869), Le Tour du monde en quatre-vingt jours (1872), L’Ile mystérieuse (1874).

Rendre la science attrayante pour les enfants

Une Ile flottante (1870), Les Indes noires (1877), La maison à vapeur (1880), Le Château des Carpathes (1892), le Secret de Wilhelm Storitz (1910)

Culte des merveilles de la science, fascination pour le gothique, mais toujours explications rationnelles.

 

Emile ZOLA, Les Rougon-Macquart (20 vol.1871-1893) sous-titré « Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire » qui comprend La Fortune des Rougon, la Curée, le Ventre de Paris, la Conquêt de Plassans, la Faute de l’Abbé Mouret, Son Excellence Eugène Rougon, une Page d’Amour, Nana, Pot-Bouille, Au Bonheur des dames, la Joie de vivre, l’œuvre de la terre, le Rêve, l’Argent, la Débâcle, le Docteur Pascal.

Romans expérimentaux : imagine la réalité sociale, politique et historique d’une famille affligée d’une « fêlure héréditaire » sur cinq générations. Avec lui l’hérédité, la névrose, le sexe, le corps, la marginalité (autrefois proscrits) intègrent l’univers du roman.

La faute de l’Abbé Mouret traite de l’impossible célibat des prêtres

L’Assommoir = alcoolisme

Nana = prostitution

Germinal =misère des mineurs

La Bête humaine = crime en série.

 

Jules VALLES, trilogie autobiographique L’Enfant (1879), Le Bachelier (1881), L’Insurgé (1886).

L’Enfant est dédié à « ceux qui crevèrent d’ennui au collège ou qu’on fit pleurer sans la famille, qui pendant leur enfance, furent tyrannisés par leurs maîtres ou rossés par leurs parents ».

L’insurgé retrace les événements de la Commune de paris en 1871.

 

Henry BECQUE, pièces de théâtre les Corbeaux (1882), La Parisienne (1885)

Réalisme du décor, vérité de l’interprétation de ses drames naturalistes.

 

Guy de MAUPASSANT, nouvelles et romans, Boule de suif (1880), La Maison Tellier (1881), Mademoiselle Fifi (1882), Une vie (1883), Bel-Ami (1885) Pierre et Jean (1888).

Peinture de différents types humains

Plainte des laissés-pour-compte d’un monde où règne le mensonge

Pessimisme athée, l’homme est « une bête à peine supérieure aux autres » et le progrés n’est qu’une chimère.

Le réalisme n’est que « illusion complète du vrai ». « Les Réalistes devraient plutôt s’appeler des illusionnistes » Préface Pierre et Jean.

 

Jules RENARD, Poil de carotte (1894), Histoires naturelles (1896)

Le premier narre l’enfer d’un enfant mal aimé.

Le second est un recueil de portraits d’animaux exprimés de façon poétique.

 

 

Fiche: Sandra

 

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