Les verbes

 

Pour faciliter le déroulement d'une partie et le marquage des points au billard Tahitien, je conseille de suivre la méthode du "tableau de marque" joint à ce bloc (cliquer sur le tableau ci contre pour l'agrandir). Je trouve que les parties en 5 ou 6 manches sont plus faciles à gérer, le décompte de points se faisant plus facilement. On peut aussi, comme je le fais pour les journées corporatives, décomposer le concours de billard en plusieurs 1/2 heures; Les joueurs se défient pendant chaque période en notant leurs résultats. A la fin de chacune d'elles, le joueur ayant effectué le score le plus important est qualifié pour le tableau final. Les meilleurs joueurs se rencontrent donc, à la fin de la journée, dans une finale disputée en 5 ou 6 manches. Naturellement, le joueur ayant le score le plus élevé à l'issue de cette partie est le vainqueur du concours.

                                              Le Verbe:

 

 

1.1.             Définition

 

1.1.1.  Morphologie

 

·         Mot variable qui se conjugue ® affecté par plusieurs catégories morphologiques

·         Marques spé ® nombre, personne, temps, mode.

1.    personnes : ≠ sensible entre orale et écrit

2.    temps :

a.    futur simple t conditionnel ® -(e)r

b.    imparfait de l’indicatif ® -ai- pr p1 p2 p3 p6 ; -i- pr p4 et p5

c.    p.simple et imparfait du subjonctif : -a- ; -u- ; -i- ; -in-

·         La voix, le temps et l’aspect sont marqués par des auxiliaires qui précèdent le radical du verbe, pourvu d’une désinence de p.passé (il est épuisé) ou d’infinitif (il va chanter)

·         Possible importante variation de radical (cf. AF)

·          !! possible confusion entre certains verbes et certains noms

 

1.1.2.  Syntaxe

 

·         Cf. Tesnière : le verbe est terme central de la proposition

 

1.1.3.  Sémantique

 

Verbe ≠ nom ® découpage du réel :

  • Les substances (statiques) sont dénotées par les substantifs
  • Les phénomènes (dynamiques) sont signifiés par les verbes + depuis Aristote : verbe = temps

 

« Le nom s’achève à l’espace, le verbe au temps » Weinrich.

 

 

1.1.             Mode, temps et aspect

 

1.1.1.  Les mode du verbe

 

5 modes : indicatif (+conditionnel à cause de ses caractéristiques formelles et sémantiques), impératif, subjonctif, infinitif et participe (+gérondif).

 

® la modalité (in fifiches)

 

= attitude du sujet parlant à l’égard de son énoncé ; les modes manifestent différentes manières d’envisager le procès.

Ex :

  • L’indicatif ® présente le procès dans sa réalité ® il vient
  • Le subjonctif ® apprécie le procès dans virtualité ® qu’il vienne
  • L’impératif ® présente le procès sous la forme directive d’un ordre ® viens

 

L’identification des modes aux modalités ne permet pas de caractériser chacun d’eux par des propriétés vraiment distinctes. En premier lieu, on ne voit pas quelles modalités pourraient être exprimées par l’infinitif et par le participe. Et surtout, les modes du verbe et les modalités ne coïncident pas :

® une même modalité peut être exprimée de différentes façons

® un même mode peut exprimer plusieurs modalités

 

N.B. : Un mode n’exprime pas en soi la modalité ® le conditionnel n’est pas un mode, celui d’un procès soumis à une condition. Si l’on voulait traiter le conditionnel comme un mode il faudrait faire de même avec le futur qui lui est parallèle : le futur serait alors le mode du probable, de l’éventuel, par opposition au conditionnel mode de l’hypothèse ou de l’irréel.

 

En fait modes ® indications de personnes + temps grammaticaux.

 

2 types de modes :

 

1.1.1.1.  Les modes personnels

 

Distinguent les personnes au moyen de désinences spécifiques, totalement (indicatif, subjonctif), ou partiellement (impératif).

Mais ces trois modes ne situent pas le procès de la même façon dans le temps :

Ø  Indicatif ® système le plus complet ®procès dans les trois époques

Ø  Subjonctif : passé présent

Ø  Impératif : futur

 

1.1.1.2.  Les modes impersonnels et intemporels : infinitif et participe (gérondif)

 

Ø  N’ont pas de désinences pour distinguer les personnes.

Ø  Ne situent pas le procès dans le temps (c’est le verbe dont ils dépendent ou le contexte qui assurent le repérage)

Ø  = forme nominale du verbe :

a)    infinitif ® carac communes avec le substantif

b)    participe ® carac communes avec l’adjectif

c)    gérondif ® caarc communes avec l’adverbe

 

N.B. : Les linguistes cf. Gustave Guillaume font correspondre les modes, en fonction de leurs marques personnelles et temporelles, à 3 stades d’actualisation du procès (du virtuel au réel) :

§  stade quasi-virtuel ® infinitif et participe

§  stade intermédiaire ® subjonctif

§  stade d’actualisation ® indicatif

 

 

1.1.2.  Les temps du verbe

 

Chaque mode comporte ≠ temps.

« Temps » ® ambiguïté : à la fois le concept et la forme grammaticale (en anglais time et tense).

® « tiroirs verbaux » pour parler des formes grammaticales.

Différence importante car le temps dénoté et le temps grammaticale ne coïncide pas forcément.

Ex : l’imparfait de l’indicatif

  •  
    • Il partait lorsque le téléphone sonna. (passé)
    • Si tu étais ici, quel bonheur ! (actuel)
    • Il serait heureux s’il réussissait son examen. (futur)

 

Chronologie traditionnelle = passé, présent, avenir.

Aujourd’hui, les époques ® acte de parole (point de vue énonciatif)

 

1.1.2.1.  Le repère fondamental (T0)

 

Fournit par la situation d’énonciation = origine du procès (T0)® notion de présent

 

1.1.2.2.  Le point d’événement (T’)

 

= le moment du procès dans le temps (T’) :

 

Ø Coïncidence de T0 et T’

Ex : En ce moment je travail.

Ø Décalage entre les 2 repères :

·         Si T’ ® T0 alors le procès est dans le passé.

·         Si T0 ® T’ alors le procès est dans le futur.

 

N.B. : La symétrie passé/avenir \ T0 n’est qu’apparente. Le passé et l’avenir n’ont pas le même statut :

  • Le passé est le seul lieu possible de la réalité, de « ce qui a été »
  • L’avenir est le lieu de l’imaginaire, du possible

 

® csqce linguistiques :

  • En français les temps du passé sont plus nombreux pour référer plus précisément à ce qui a été
  • Le futur se charge des valeurs modales : probabilité, éventualité, et est considéré parfois comme un mode

 

 

1.1.3.  L’aspect verbal

 

1.1.3.1.  Le procès : perspective chronologique, perspective aspectuelle

 

1)    La perspective chronologique ® T0 \ T’

2)    La perspective aspectuelle = point de vue interne au procès

Un repère T² peut occuper ≠ positions dans le déroulement du procès, quand celui-ci peut être envisagé dans ses phrases successives et représenté spatialement par un segment.

Ex : Il voyagea ® le procès est passé

      Il se mit à voyager ® le semi-auxiliaire se mettre à saisit le procès à son début.

 

 

1.1.3.2.  Les oppositions aspectuelles du français

 

 

Ø Accompli / inaccompli

(ou extensif / tensif)

 

= procès en cours (formes simples du verbe) / procès achevé (formes composées)

 

 

 

Ø Perfectif / imperfectif

 

Verbes perfectifs ® envisagent le terme du procès

Ex : trouver, ouvrir, fermer, naître, mourir, sortir, casser…

 

Verbes imperfectifs ® procès dans son déroulement, perçu comme indéfini et prolongeable, à moins qu’un élément extérieur ne vienne l’interrompre

Ex : courir, nager, aimer, durer, exister…

 

Ø Sécant / non sécant

 

® déroulement du procès \ bornes du repère temporel

 

Ex :

·         La marquise sortit à 5H. ® p.simple = aspect non-sécant pcq le procès est situé de façon globale \ repère temporel + enfermé dans des limites.

·         Julien lisait. ® imparfait = aspect sécant pcq le procès comporte 2 parties : l’une réelle, l’autre virtuelle + pas délimité par des bornes temporelles (il a pu commencer avant et se prolonger après)

 

Ø Inchoatif / terminatif

 
 
 

 

Inchoatif ® saisit le procès immédiatement à son début         toujours dans les limites

Terminatif ® juste avant la limite finale                                         du procès

 

Moyens :

  • Périphrases verbales ou semi-auxiliaire : se mettre à ; commencer à ; finir de…
  • Certains verbes pronominaux intègrent l’aspect inchoatif : s’endormir
  • Dérivations lexicales : verbes en –ir issus d’adjectifs : blanchir, rougir…
  • Dérivations lexicales : verbes en –iser issus de noms ou d’adjectifs : caraméliser, familiariser…

 

Ø Semelfactif / itératif

 

(lat > semel = une fois)

 

itératif ® qui se répète ® svt par des compléments circonstanciels ou certains verbes contiennent la nuance en eux ex : sautiller, répéter…

 

Ø

1.1.             L’emploi des modes et des temps du verbe

 

1.1.1.  L’indicatif

 

  • Mode personnel et temporel
  • = le mode d’actualisation du procès pcq permet l’expression des 3 époques

5 formes simples

5 formes composées

ü  présent

ü  imparfait

ü  passé simple

ü  futur simple

ü  conditionnel présent

ü  passé composé

ü  plus-que-parfait

ü  passé antérieur

ü  futur antérieur

ü  conditionnel passé

®aspect inaccompli

® aspect accomli + antériorité par rapport à la forme simple

  •  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

+ formes surcomposées

ex : passé surcomposé ® Il a eu chanté.

 

1.1.1.1.  Présent de l’indicatif

 

S’oppose aux autres temps de l’indicatif par son absence de marques temporelles.

®vide sémantique ® valeur omnitemporelle (peut situer le procès à n’importe quelle époque)

cf. G. Serbat : « Etranger à la notion d’actuel, et, en général, à toute notion d’époque. »

Le procès situé au futur ou passé alors induit par un adverbe ou un CCT

Ex : Alfred arrive demain.

Si pas d’indication alors temps de l’énonciation.

 

Il en va de même pour le bornage et la durée d’un procès ® comme forme simple le présent de l’indicatif permet de saisir le procès en cours de déroulement, sans préjuger de sa délimitation et de sa durée qui se déduise alors par le contexte ou du sémantisme du verbe.

 

 

 

 

 

Ø Les différentes valeurs temporelles (6) d’un énoncé au présent.

 

Présent d’énonciation

Indique un evnt ou un état de chose contemporain de l’acte d’énonciation, et ce procès est présenté comme vrai par le locuteur au moment de l’énonciation.

Présent étendu

(permet de déborder des bornes du présent de l’énonciation), tjrs centré sur le point d’énonciation, mais occupe un espace temps plus ou moins large ®sens du verbe, CCT.

De la même manière, un vb au présent peut exprimer l’aspect itératif avec un CCT (sinon l’énoncé reste ambiguë : Truc joue au tennis). = présent d’habitude.

Présent permanent ou de vérité générale

englobe le passé et le futur. C’est le temps des proverbes, des définitions, des maximes, des morales.

L’aspect général de l’énoncé n’est pas donné par le temps du vb mais par les groupes nominaux à valeurs génériques

Valeur passée ou future

® toujours relié à l’énoncé mais le procès se situe dans le passé ou l’avenir.

Nécessite un CCT ou une valeur sémantique forte.

Ex : Je sors à l’instant du lycée. = passé proche grâce à « à l’instant »

Dans un système conditionnel, la proposition au présent introduite par si situe le procès dans l’avenir. Elle peut entretenir avec le futur de la principale un rapport d’antériorité.

Ex : Si Pierre gagne au tiercé, il ne mangera plus de cheval.

Le présent historique ou de narration

® évoquer des evnt passés, dans une phrase isolée ou dans un fragment de texte.

≠ passé proche, il est éloigné du moment de l’énonciation et décalé en bloc dans le passé.

® valeur temporelle ®contexte (récit au passé) ou CCT

Ex : En 1789, le peuple de Paris prend la Bastille.

L’introduction insolite du présent dans un système temporel au passé crée un effet d’accélération ou de rapidité, voire de dramatisation.

Ex : Un agneau se désaltérait / Dans le courant d’une onde pure. / Un loup survient à jeun qui cherchait aventure, / Et que la faim en ces lieux attirait. (La Fontaine)

® abolition décalage passé / énonciation.

Le présent prophétique

® évoque l’avenir : le visionnaire vit l’avenir au présent. ® dans la tragédie classique

Ex : prophétie de Joad in Athalie, III, 7

            Quelle Jérusalem / Sort du fond du désert brillante de clarté / Et porte sue le front une marque immortelle ?

 

 

 

1.1.1.2.  Le passé composé

 

 

Ø Accompli au présent

 

Comme forme composée opposée à la forme simple du présent ® plan aspectuel

® procès accompli au moment de l’énonciation

+ vb perfectifs = état résultant de l’achèvement du procès.

 

 

Ø Antérieur au présent

 

Qd utilisé en // du présent.

Remplace le présent qd une ID d’antériorité doit être exprimée :

·         Après si dans un système hypothétique orienté vers le futur pour souligner l’achèvement du procès subordonné, antérieur au procès principal.

Ex : Si vous n’avez pas trouvé demain la solution, je vous l’expliquerai.

·

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